Vous êtes maintenant en dernière année du niveau Avancé, encore un p'tit effort et vous serez arrivés au niveau B2 du MECR. Ce blog vous est destiné. Vous y trouverez des activités spécialement conçues pour vous. Si vous désirez d'autres rubriques, d'autres activités, ou si vous désirez y collaborer, par des photos, des textes, etc, n'hésitez pas à nous le dire. N'oubliez pas de consulter régulièrement le blog général pour toute l'actualité de notre département.
samedi 29 septembre 2018
lundi 1 juin 2015
Se préparer au monologue
Il est toujours utile de s'entraîner à la partie de monologue de l'examen d'Expression Orale.
Pour ce faire, je vous propose de choisir un des thèmes suivants, ou tout thème qui vous semble intéressant, de le préparer mentalement pendant 10 mn (Eviter d'écrire vos idées sur un papier car vous savez que vous ne pouvez pas l'avoir avec vous à l'examen).
Ensuite, faites votre monologue pendant 5mn en vous enregistrant sur votre smartphone ou enregistreuse pour pouvoir vous réécouter ensuite. En effet, le fait de pouvoir écouter sa prestation pour pouvoir évaluer ce qui a été bien fait, et ce qui l'a été moins, est primordial pour s'améliorer. A ce moment-là, prenez des notes et essayez de trouver des stratégies pour changer ce qui ne vous a pas plu.
Et, recommencez avec un autre thème...
Thèmes à creuser :
- Le réchauffement de la planète
- L'éducation aujourd'hui
- Les nouvelles technologies
- Le tourisme
- L'argent
- Les progrès de la médecine
- Se marier ou pas
- Avoir des enfants ou pas
- La chirurgie esthétique
- Le droit de vote
- L'abstention au vote
- Le vote blanc
- Le féminisme aujourd'hui
- Les phénomènes de mode
Pour ce faire, je vous propose de choisir un des thèmes suivants, ou tout thème qui vous semble intéressant, de le préparer mentalement pendant 10 mn (Eviter d'écrire vos idées sur un papier car vous savez que vous ne pouvez pas l'avoir avec vous à l'examen).
Ensuite, faites votre monologue pendant 5mn en vous enregistrant sur votre smartphone ou enregistreuse pour pouvoir vous réécouter ensuite. En effet, le fait de pouvoir écouter sa prestation pour pouvoir évaluer ce qui a été bien fait, et ce qui l'a été moins, est primordial pour s'améliorer. A ce moment-là, prenez des notes et essayez de trouver des stratégies pour changer ce qui ne vous a pas plu.
Et, recommencez avec un autre thème...
Thèmes à creuser :
- Le réchauffement de la planète
- L'éducation aujourd'hui
- Les nouvelles technologies
- Le tourisme
- L'argent
- Les progrès de la médecine
- Se marier ou pas
- Avoir des enfants ou pas
- La chirurgie esthétique
- Le droit de vote
- L'abstention au vote
- Le vote blanc
- Le féminisme aujourd'hui
- Les phénomènes de mode
mercredi 6 mai 2015
lundi 27 avril 2015
La conjugaison en ligne
De nombreux exercices pour pratiquer la conjugaison et la concordance des temps.
Libellés :
Concordance des temps,
Conjugaison,
Exercices en ligne
Pour travailler la concordance des temps
Un excellent site avec des explications, des exercices ainsi que leurs corrigés.
Libellés :
Concordance des temps,
Grammaire
mardi 31 mars 2015
40 Contes de France de Jean Muzi
ACTIVITÉS
SUR LE LIVRE DE LECTURE
40
Contes de France de Jean
Muzi
Choisissez
un ou plusieurs des 40 contes et faites-en un exposé oral d'une
durée minimum de 10 minutes et d'une durée maximum de 15 mn dont
vous ferez un commentaire. Vous
analiserez le ou les contes, en dégageant leurs similitudes ou leurs
oppositions (Thèmes, registres, lieux...). Vous pouvez aussi faire
des parallèles avec des contes existant dans votre région.
A
la rentrée des vacances de Pàques, vous communiquerez à votre
professeur la date de cet exposé (entre le 20 avril et le 6 mai).
mercredi 25 mars 2015
Une activité pas comme les autres
Comme nous vous l'avons annoncé en classe, nous accueillerons lundi 30 mars à l'école Cécile et Matthieu avec leurs enfants Lison et Anatole qui viendront nous parler de leur aventure à vélo en famille de par le monde.
Pour préparer un peu leur venue, voici le lien vers leur blog :
Pour préparer un peu leur venue, voici le lien vers leur blog :
Si vous avez envie de les remercier, pensez à leur apporter un souvenir de Majorque, une spécialité, un objet...
Nous pouvons aussi partager avec eux le pot de l'amitié...
Libellés :
Compréhension orale,
Expression orale,
Voyage
lundi 16 mars 2015
Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?
COMMENTAIRES
Dans le film on peut(s) voir quelques moments de dîners dans(en) la famille des Verneuil(Debreuil), mais on présente aussi des coutumes et des traditions de chacun des gendres.
Les dïners en famille sont les moments les plus extrêmes: ce sont les moments où toute la famille est réunie(ensemble) et où se mélangent les différentes coutumes, les différentes idées, les traditions et où on parle de ce que l'on croit (qui on il croit)... On peut voir que quelquefois il y a des problèmes par un commentaire non compris par(pour) quelqu'un ou inapproprié selon l'opinion d'un autre...
Claude, le parent des filles... ne sait pas se casser la bouche et exprime sincèrement ses idées sans penser que ses commentaires peuvent être offensifs pour(par) ses gendres... Mais aussi l'un(quelqu'un) d'eux, par exemple le juif, parle aussi (en) contre les(des) autres...
Mais, une(d')autre fois, pendant les fêtes de Noël, où la famille se rencontre chez les parents, la situation est très positive: ils partagent les différentes dindes (poulets) (cuisin(i)és par la mère selon les différentes coutumes de chaque tradition), ils jouent... et, après, ils partagent ensemble la messe catholique comme une famille traditionnelle française...
Quand la fille cadette (pétite) présente son fiancé(partenaire)... cela(il) semble étrange, mais les soeurs ne se montrent pas très (assez) contentes...
INCOMPLÈTE
QUESTIONS
Claude et Marie Verneuil sont les parents de quatre filles qui se sont mariées avec des hommes qui appartiennent à des (differents) origines, croyances(issances) et coutumes différentes... Ils ne sont pas très contents de ça et font quelques commentaires désobligeants.
Dans le film on peut(s) voir quelques moments de dîners dans(en) la famille des Verneuil(Debreuil), mais on présente aussi des coutumes et des traditions de chacun des gendres.
Les dïners en famille sont les moments les plus extrêmes: ce sont les moments où toute la famille est réunie(ensemble) et où se mélangent les différentes coutumes, les différentes idées, les traditions et où on parle de ce que l'on croit (qui on il croit)... On peut voir que quelquefois il y a des problèmes par un commentaire non compris par(pour) quelqu'un ou inapproprié selon l'opinion d'un autre...
Claude, le parent des filles... ne sait pas se casser la bouche et exprime sincèrement ses idées sans penser que ses commentaires peuvent être offensifs pour(par) ses gendres... Mais aussi l'un(quelqu'un) d'eux, par exemple le juif, parle aussi (en) contre les(des) autres...
Mais, une(d')autre fois, pendant les fêtes de Noël, où la famille se rencontre chez les parents, la situation est très positive: ils partagent les différentes dindes (poulets) (cuisin(i)és par la mère selon les différentes coutumes de chaque tradition), ils jouent... et, après, ils partagent ensemble la messe catholique comme une famille traditionnelle française...
Quand la fille cadette (pétite) présente son fiancé(partenaire)... cela(il) semble étrange, mais les soeurs ne se montrent pas très (assez) contentes...
INCOMPLÈTE
QUESTIONS
Claude et Marie Verneuil sont les parents de quatre filles qui se sont mariées avec des hommes qui appartiennent à des (differents) origines, croyances(issances) et coutumes différentes... Ils ne sont pas très contents de ça et font quelques commentaires désobligeants.
lundi 2 mars 2015
dimanche 15 février 2015
Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?
La circoncision
C'est une cérémonie juive pendant(à) laquelle un rabin(e) coupe le prépuce au bébé qui vient de naître. Tous les membres de la famille (familiers) sont invités et les parents offrent le prépuce coupé à une personne importante pour eux. Cette personne doit l'enterrer dans son (au) jardín. Dans le film, les parents du bébé font l'honneur aux grands parents, Monsieur et Madame Verneuil. Ils ne sont pas d'accord avec ce rite mais leur fille allégue des motifs hygiéniques pour le faire. Ils acceptent finalement la tâche mais ils ont un incident avec le prépuce. Les arabes pratiquent aussi la circoncision mais ils la font à l'âge de seize ans. Cet(te) âge est un motif de dispute(a) pendant un(e) repas.
Les dîners en famille
Dans le film il y a un(e) grand(e) dîner à (en) Noël. Tous font un effort (surtout les hommes) pour que tout soit bien. La dîner est un succès. On parle dans le film des traditions arabes, juives et asiatiques avec la nourriture et la(e) boisson mais aussi on voit beaucoup de traditions catholiques de la famille Verneuil comme aller à la messe de minuit ou ouvrir les cadeaux le matin de(u) Noël.
Stéréotypes
Il y a beaucoup de stéréotypes tout au long du film. Il en y a un pour chaque religio(ó)n et aussi pour les noirs et les colons. On trouve même un stéréotype pour les psychanalystes.
C'est une cérémonie juive pendant(à) laquelle un rabin(e) coupe le prépuce au bébé qui vient de naître. Tous les membres de la famille (familiers) sont invités et les parents offrent le prépuce coupé à une personne importante pour eux. Cette personne doit l'enterrer dans son (au) jardín. Dans le film, les parents du bébé font l'honneur aux grands parents, Monsieur et Madame Verneuil. Ils ne sont pas d'accord avec ce rite mais leur fille allégue des motifs hygiéniques pour le faire. Ils acceptent finalement la tâche mais ils ont un incident avec le prépuce. Les arabes pratiquent aussi la circoncision mais ils la font à l'âge de seize ans. Cet(te) âge est un motif de dispute(a) pendant un(e) repas.
Les dîners en famille
Dans le film il y a un(e) grand(e) dîner à (en) Noël. Tous font un effort (surtout les hommes) pour que tout soit bien. La dîner est un succès. On parle dans le film des traditions arabes, juives et asiatiques avec la nourriture et la(e) boisson mais aussi on voit beaucoup de traditions catholiques de la famille Verneuil comme aller à la messe de minuit ou ouvrir les cadeaux le matin de(u) Noël.
Stéréotypes
Il y a beaucoup de stéréotypes tout au long du film. Il en y a un pour chaque religio(ó)n et aussi pour les noirs et les colons. On trouve même un stéréotype pour les psychanalystes.
mercredi 11 février 2015
Premier entretien avec Alain Mabanckou
Premier entretien : bazarder les clichés racistes 6'10
CO ALAIN MABANCKOU “BAZARDER LES CLICHÉS RACISTES” (PREMIER ENTRETIEN SUR BLACK BAZAR)
1. La littérature de Mabanckou est-elle politique et engagée ? Donnez des exemples.
2. Après Obama aux USA, un président noir en France, vous pensez que c’est possible ?
3. Quelle est la singularité du personnage de Mr Hippocrate ?
4. Qu’en est-il de l’Arabe du coin ?
5. Écoute-t-il du rap ? Qu’en pense-t-il ?
6. Seriez-vous fan du chanteur de Sète ? De quel chanteur parle-t-on ? Pourquoi ?
Complément culturel : Georges Brassens Le roi des cons, mentionné dans Black Bazar (voir blog).
Biographie d'Alain Mabanckou, l'auteur de Black Bazar
Biographie d'Alain Mabanckou
Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en Lettres et Philosophie au Lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l’Université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.
Après un DEA de droit à l'Université de Paris-Dauphine, il travaille une dizaine d'années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l'écriture avec la parution en 1998 de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge qui lui vaut le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire. À partir de cette date, il ne cessera de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006.
Écrivain en résidence en 2002, il enseigna la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d'être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui l'invite d'abord comme Visiting Professor en 2006 puis le nomme Professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone en 2007. Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.
Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales.
En 2007 reparaissent les écrits poétiques d'Alain Mabanckou, chez Points-Seuil, sous le titre de Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy (Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain. En 2008 Alain Mabanckou a traduit de l'anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d'origine nigériane, auteur de Beasts of no nation, (Bêtes sans patrie, Éd. de L'Olivier). Le roman Black Bazar, paru aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 a été classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France dans les listes de L'Express, du Nouvel Observateur et de Livres Hebdo. Demain j'aurai vingt ans, roman paru en 2010 marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre a été couronnée par le Prix Georges Brassens 2010 et classée parmi les grands romans de la rentrée littéraire française 2010 (Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Marianne, Lire, La Quinzaine littéraire...)
Dans un entretien de 2009 avec Evene.fr, il souligne que « le danger pour l'écrivain noir est de s'enfermer dans sa "noirceur", comme dirait Frantz Fanon. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ».
C'est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l'homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d'essais et documents (palmarès de L'Express et Tite-Live)
En 2010 Alain Mabanckou a été nommé par décret du Président de la République française au grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.
En 2012 l'Académie française lui a décerné le Grand Prix de littérature Henri Gal (prix de l'Institut de France doté d'un montant de 40.000 euros et qui couronne l'ensemble de l'oeuvre d'un écrivain).
Après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou est retourné à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo : l'écrivain évoque ce retour dans Lumières de Pointe-Noire, à paraître en janvier 2013 aux Editions du Seuil - Collection Fiction & Cie.
Libellés :
Compréhension écrite,
Lecture et écriture
mardi 10 février 2015
Texte à trous Nº5
Voici le lien du texte à trous à faire pour lundi prochain. Copiez le lien et collez-le sur une nouvelle fenêtre d'Internet pour y avoir accès. Attention, n'imprimez que les deux premières pages.
https://app.box.com/s/7a2awsgz08hh4dlq9an1yn0aksl5j1wu
https://app.box.com/s/7a2awsgz08hh4dlq9an1yn0aksl5j1wu
mercredi 21 janvier 2015
mercredi 14 janvier 2015
Notre Polar
VOICI DONC CETTE AVENTURE PALPITANTE QUI COMMENCE !
Maudit Halloween
- Je déteste un jour comme ça ! Nettoyer le vomi et la pisse des autres !
- J’en ai plein le cul de cette fête. Les mecs et les meufs qui s’habillent en terreurs pour faire peur aux autres, PUTAIN !!
- Qu’est-ce qu’il y a, Ricardo ? Est-ce que tu ne peux pas travailler en silence ? J’ai mal à la tête.
- Ici y a une femme qui est restée sur le carreau.
- Ricardo, arrête de déconner pour une fois.
- Viens, vite ! Oh, merde alors… c’est une perruque. Mais, ce n’est pas une femme, c’est un homme habillé en femme.
- Bon déguisement pour une nuit comme ça. Voyons… Ricardo, je crois qu’il est claqué.
- Merde… Tiens ! Il y a un sac à main à côté… Ça serait super pour ma daronne.
- Ricardo, laisse ça !
- Laurent, t’as pas à me dire ce que je dois faire… Oh, il y a une tablette dedans.
- Ricardo, ne touche à rien. T’es con ou quoi ? Les flics vont nous accuser. On doit les appeler tout de suite.
- J’ai mon portable dans le camion. Merde, ça va être des emmerdes pour nous.
Sur la scène de crime
L’Inspectrice Caroline Bertrand pense que c’est merveilleux d’avoir un jour tranquille après une semaine précédente pleine d’action. Elle va enfin pouvoir rédiger ses rapports en retard.
Juste à ce moment de sa réflexion, le téléphone sonne.
Inspectrice! Deux éboueurs viennent de trouver un cadavre dans le fond d’une impasse à Saint-Antoine !
Encore!– répond l’inspectrice Bertrand. Depuis deux ans, Marseille est vraiment devenue une ville très dangereuse. J’en ai marre de cette pègre - se plaint-elle.
Caroline Bertrand et son co-équipier Paul Fontaine se rendent à Saint-Antoine.
Les éboueurs les attendent près du corps. La police scientifique est déjà en train de faire les premiers relevés et les photos.
Les inspecteurs observent la scène du crime.
Alors, je vous peins le tableau. La victime est un homme dans la cinquantaine.
Ah bon c’est un homme !
Oui, il est juste déguisé. Il n’a pas de blessure apparente. Il faut attendre l’autopsie. Quant à son identité, on n'en sait rien...
Où est mon "lit" et où est Pierre?
Décroche putain ! Décroche à la fin !
Le peintre Miquel Barceló avait les nerfs à fleur de peau. Il essayait de peindre dans son atelier parisien mais il n’y arrivait pas. Sa tête était en train de s'échauffer sans trouver de réponse au silence de son marchand d’art Pierre Girardet.
-Trois jours, trois jours qu’il est allé voir ce richard pour lui vendre mon « Lit »... Mon dieu! Ou il s'est perdu en cherchant sa petite demeure, ou une sorcière d'Halloween l’a emporté avec elle... Je peux rien faire...Oh Pierre ! dans deux semaines je dois exposer... Je ne comprends plus rien!
Miquel a appelé tous les collègues de Pierre, mais personne ne sait rien… en fait personne ne l'a aidé, sciemment…dans ce monde où l'envie est toujours présente.
Il doit partir au Mali la semaine prochaine et il veut laisser son expo bien ficelée.
-Fais-moi un petit signe pour savoir où te chercher, un petit signe !
Soudain, il entend un bruit, il se retourne et il voit un pot de peinture rouge qui coule par terre. Il est bouleversé et immobile.
Un coup de téléphone le faisait sortir de cet état. Il décroche en s'attendant à entendre la voix de Pierre, mais il se trompe.
- Allô !
- Bonjour. Ici l’inspectrice Caroline Bertrand. On a trouvé votre numéro de téléphone dans l'agenda électronique d'un homme qu'on a retrouvé mort et dont on ne connait pas l'identité. Pouvez-vous me donner votre nom, s'il vous plaît ?
- Ah oui, pardon, je suis Miquel Barceló.
Il sent résonner le mot "mort" dans sa tête et il ne peut dire un mot.
Pierre sur le carreau
-Monsieur Barceló? Vous êtes là?
-Euh, oui, oui, j’y suis, répond Barceló étonné.
-Alors, monsieur Barceló, il faut que vous veniez à la clinique médico-légale pour savoir s’il s’agit de quelqu’un que vous connaissez. Où êtes-vous ?
-Je suis à mon atelier en ce moment, mais…c’est vraiment nécessaire ?
-Monsieur Barceló, je suis désolé mais, pour l’instant, on n’a aucune autre ligne d’enquête. On va vous chercher dans dix minutes, ça va?
-D’accord, répond-il bouleversé. J’attends.
Barceló tourne en panique dans son atelier. Il ne comprend rien : Pierre disparu, Où est ce connard ? Un cadavre qui l’attend ! Qu’est-ce que signifie tout ce bordel ?
À la Clinique médico-légale, le peintre est sur le point de perdre les pédales.. Ce corps froid sur la civière, c’est Pierre, déguisé en femme.
Miquel Barceló explique aux enquêteurs qu’il est peintre et que Pierre est son marchand d’art, doublé d’un ami de longue date.
-Mes condoléances, Monsieur Barceló, dit Caroline Bertrand, mais maintenant il nous faut enquêter. Quand avez-vous vu Pierre Girardet pour la dernière fois ?
L’oiseau est tombé sur le net ?
-Lundi dernier. Pierre devait vendre mon « Lit » ce jour-là. On devait se retrouver mercredi pour arranger les derniers détails d’une exposition et aussi me donner l’argent de la vente. Il n’est jamais revenu, il n’a pas non plus décroché son téléphone. Tout ça c’est de la folie.
-On doit revenir sur ces derniers jours, dit Caroline Bertrand. Selon le légiste, il est mort hier soir, vers minuit. Monsieur Barceló, son silence et sa mort peuvent avoir une relation avec la vente de votre toile. Avec qui avait-il rendez-vous pour cette affaire ?
Avec quelqu’un qui s’appelle Richard, réponds Barceló à bout de nerfs, c’est tout ce que je sais.
Bertrand ! On a réussi à rentrer dans ses mails ! crie Paul Fontaine. Le dernier a été envoyé à onze heures et demie à ce Richard. Ecoute ce texte ! : «Mon amour, tout est fait. Il ne faut pas t’inquiéter, personne ne m’a suivi. Je t’attends. L’oiseau est tombé sur le net». C’est tout.
Qui est ce Richard ? demande l’inspectrice Bertrand au peintre.
Pierrine et le loup
-Je ne le connais pas. Pierre m’avait dit qu’il s’agissait d’un ami. La vérité c’est que...
Barceló se tait comme si une force intérieure le lui ordonnait. - Je ne sais pas si je dois...
-S’il vous plaît. Toute information peut être utile à l’enquête.
-Depuis vingt ans Pierre est, était, un des meilleurs marchands d’art et il m’a ouvert les portes des meilleures galeries d’art européennes et américaines. Sans lui, Miquel Barceló n’existerait pas et il est très difficile pour moi de parler de sa vie privée.
-Vous pouvez être tranquille, tout restera confidentiel.
-Pierre était une personne très cultivée, très aimable et, surtout, très formelle. Depuis quinze ans il partageait sa vie avec Marianne et ils incarnaient le couple bourgeois typique, bien qu'ils ne se soient pas mariés... Il y a deux mois, Pierre a découvert que sa femme le trompait avec un jeune peintre qu’il aidait et elle l’a quitté. Alors, Pierre a changé.
-Quel type de changement?
-À partir de ce moment-là, il y a eu un Pierre de jour, presque l’habituel, et un Pierre de nuit, sans aucun contrôle. Il a commencé, aussi, à fréquenter certains clubs : Le Tango, Les Agités...
-Mais, ce sont ...
-Oui. Des clubs gays. Il aimait s’habiller en femme et se faire appeler Pierrine.
Le club Le Tango
Après plusieurs minutes, l'inspectrice Bertrand décide de mettre fin à la conversation avec Monsieur Barceló. Les informations fournies par le célèbre artiste lui ont ouvert de nouvelles voies de recherche. Après avoir réfléchi un moment, elle décide d'aller parler avec des travailleurs des clubs fréquentés par Pierre Girardet. Elle sait que ce ne sera pas facile d'obtenir des informations utiles à travers ces personnes, parce qu'ils vivent dans un monde où l'identité des clients est quelque chose de confidentiel et appartient à leur vie privée. L'inspectrice sait aussi qu'elle devra être très prudente si elle veut réussir dans sa recherche. C'est la raison pour laquelle elle a décidé d'y aller toute seule, sans son co-équipier, Paul Fontaine, qui n'est généralement pas très subtil quand il interroge les témoins. Alors qu'elle se rend au premier club, Le Tango, Fontaine reste dans le bureau à tenter de trouver, à travers les e-mails de Girardet, l’identité de ce Richard.
Quand l'inspectrice entre dans le club Le Tango, il y a une jeune serveuse qui est train de nettoyer les tables.
En train d’avancer : subtilité et perspicacité contre doute et mensonge.
Caroline pense qu’elle doit être très subtile si elle veut obtenir les bonnes réponses…
- Bonjour, beaucoup de travail ?
La jeune fille, qui ne s’était pas rendue compte de l’arrivée de Caroline, s’arrête de nettoyer et devant le sourire sincère de cette dernière, souffle et répond :
-Oui… Les nuits de fêtes comme celle d’hier, quel boulot pour nous…
Caroline pense « pour nous aussi… » et ajoute :
-Je cherche Pierrine…
-Pierrine ? Ah oui ! C’est un de nos habitués… Ça fait presque deux mois qu’il vient ici toutes les nuits... Hier il n’était pas seul… et je les ai vus s’en aller très vite… C’est étrange parce que normalement toutes les nuits Pierrine attend que Marcel ferme le club… Je crois que Marcel et lui…
-Quoi ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?
-Mmmm… Je ne sais pas, mais ici, vous savez, tout le monde cherche quelque chose…
Un homme avec les cheveux longs et blonds habillé d’une veste blanche apparait sans que Caroline s’en soit aperçue :
-Qu’est-ce qu’il se passe, Gaëlle ? Je ne te paie pas pour bavarder ! Bonjour Madame… Je suis Marcel Dupont, le patron de ce club… Je peux vous renseigner ?
-Oui… Monsieur Dupont, je suis une amie de Pierrine… Je le cherche car il ne répond pas à mes appels.
-Ah… Pierrine… je ne le connais pas beaucoup mais je crois qu’il a dit qu’aujourd’hui il voulait aller faire du parapente… Surement qu’en ce moment il est en train de sauter…
Caroline plonge son regard dans les yeux verts de Dupont… et avec l’expérience que lui a donnée sa profession, elle peut y lire le doute et le mensonge…
D’un coup et à la grande stupeur de la serveuse, Caroline sort sa carte de police…
-Marcel Dupont, je vais vous demander de bien vouloir me suivre au commissariat pour y être entendu dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Pierre Girardet.
-Mais…
À VOILE ET À VAPEUR
Situé dans le cœur du
quartier des antiquaires de Marseille, l’atelier de peinture du Couëdic
rappelle un atelier de l’école de Pont Aven. Paul Fontaine y a rendez-vous avec
Marianne, l’ex de la victime.
-Bonjour Madame, je suis
désolée de faire appel à vous dans ces circonstances mais notre enquête en a
besoin.
Cette dernière détourne
la vue et se tournant vers le jeune homme qui est devant un chevalet :
-Voici Richard Archer,
mon nouveau compagnon. Vous savez, je n’avais pas vu Pierre depuis deux mois.
Le jeune peintre, en
entendant son nom, s’est levé et approché. L’inspecteur, se demandant si ce
Richard ne serait pas celui qu’ils cherchent, celui du mail, l’apostrophe :
-Et vous Monsieur,
avez-vous été en contact avec lui dernièrement ?
-Non, vous imaginez !!!
Fontaine prend congé
après quelques questions anodines et fonce aussitôt au club Le Tango avec dans
sa poche la photo du jeune peintre qu’il avait déchargée du site Web de l’atelier.
La serveuse est formelle : cet homme n’est pas l’homme avec qui Pierrine
est reparti la veille, mais par contre qu’elle l’a vu à de nombreuses occasions
avec lui auparavant, enlacés et « se roulant des pelles ».
HOMME VOLAGE, LIT VOLÉ
Le numéro du
commissariat s’affiche sur le portable de l’inspectrice Caroline Bertrand.
-Allo. Oui Berthier ?
-Dis-moi, en parlant
avec un collègue du IIIème arrondissement, je lui disais qu’on enquêtait sur un
meurtre, celui de Pierre Girardet et il m’a dit qu’il avait porté plainte chez
lui pour vol avec effraction dans sa voiture ; on lui aurait volé un
tableau. J’ai sous les yeux sa déposition : le tableau, c’est « le Lit »
de Miquel Barceló…
Aussitôt, Caroline
appelle Fontaine et ils s’échangent les dernières nouvelles.
-Si on récapitule, Richard
Archer est l’amant de Girardet et de son ex et visiblement, elle n’en sait
rien. Richard et Girardet auraient monté un coup pour faire croire au vol du
tableau et certainement le revendre pour filer ensemble le parfait amour très
loin.
VOL AU-DESSUS D’UN LIT DE COCUS
Richard Archer est
blême, il tourne en rond dans son atelier. « Le Lit » n’est plus où
il était, bien caché derrière ses tableaux, de véritables croûtes comparées
avec le dernier chef d’œuvre du peintre majorquin.
A ce moment, Marianne
entre doucement, à pas feutrés, et l’enlace par derrière en lui susurrant des
mots d’amour. Brusquement, quand il se retourne, elle change de ton :
-Mais qu’est-ce que tu
crois, que j’allais te laisser m’abandonner comme une vieille chaussette.
-Non Marianne, c’est toi
que j’aime. Avec ton ex, c’était juste pour le business.
-Enfin, même si ce n’est
pas vrai nous voilà débarrassés de lui.
-Qu’est-ce que tu veux
dire Marianne ? Et d’abord, tu n’aurais pas vu… ?
-Si bien sûr, le tableau
de Barceló. Qu’est-ce que tu crois ? Tu me prends pour une poire !! Quand
je l’ai trouvé en cherchant une toile vierge pour peindre, je suis rentrée sur
le mail de Pierre, tu penses, il n’avait même pas changé le mot de passe…
Comme une souris dans une souricière
Marcel Dupont était tout seul derrière la table de la salle d’interrogatoire. Il ne faisait aucun mouvement. Le regard fixe. L’inspectrice Bertrand le regarde à travers la vitre. Caroline sait qu’il ne peut pas la voir.
- Il cache quelque chose! J'en suis sûre !
Paul ouvre tout à coup la porte, un dossier à la main.
- Nous avons le rapport d’autopsie. On a trouvé des restes de cyanure dans l’estomac avec une boisson.
- J’en étais certaine! Il a été empoisonné au Tango. Il faut y envoyer rapidement quelqu’un pour faire une perquisition.
Paul passant la tête par la porte en donne l’ordre à deux policiers.
- On y va! dit-elle et ils entrent ensemble dans la salle où Marcel les attend.
Après deux longues heures de questions y réponses répétitives, l’inspectrice savait que le patron du Tango était au point où elle l'attendait. C’était le moment de le prendre au dépourvu.
-…et vous dites que vous ne le connaissiez pas beaucoup?
- Oui, seulement de le voir au club…
- Et... pourquoi il y a plusieurs appels entre Marianne et vous?
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Expression écrite,
Notre polar
lundi 12 janvier 2015
mercredi 19 novembre 2014
"Nuages" de Grégoire
Nuages
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
Et l'on pourra tourner la page,
De ces matins, pauvres réveils
,Ces matins qui gardent en otage,
Nos envies au fond d'un sommeil
Sortir la tête de ce potage,
Plier les rêves que l'on bégaye.
J'ai l'horizon dans mes bagages,
Des aventures à t'inventer,
Pas de frontières, autres péages,
Pas de limite à s'en aller,
Au-delà de nos marécages
Où l'on ne peut que s'enliser,
Où jamais rien ne nous soulage
Mais je sais qu'on peut s'envoler.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
On s'en ira vers d'autres plages,
Où la vie n'est jamais pareille,
On se perdra sur des rivages,
Dans des océans de merveilles,
On fera peut-être naufrage,
Je crois qu'il faut que l'on essaye,
Atteindre d'autres paysages,
Des galaxies inexplorées.
Ne plus sentir geindre la rage,
Ni l'entendre se lamenter,
Oublier les sombres ravages,
De leurs principes et leurs idées
En trouvant un pont, un passage,
N'importe quoi pour s'évader.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
Si ton vent pousse mes nuages,
On apercevra le soleil,
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
Si mon vent pousse tes nuages,
On apercevra le soleil.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
Et l'on pourra tourner la page,
De ces matins, pauvres réveils
,Ces matins qui gardent en otage,
Nos envies au fond d'un sommeil
Sortir la tête de ce potage,
Plier les rêves que l'on bégaye.
J'ai l'horizon dans mes bagages,
Des aventures à t'inventer,
Pas de frontières, autres péages,
Pas de limite à s'en aller,
Au-delà de nos marécages
Où l'on ne peut que s'enliser,
Où jamais rien ne nous soulage
Mais je sais qu'on peut s'envoler.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
On s'en ira vers d'autres plages,
Où la vie n'est jamais pareille,
On se perdra sur des rivages,
Dans des océans de merveilles,
On fera peut-être naufrage,
Je crois qu'il faut que l'on essaye,
Atteindre d'autres paysages,
Des galaxies inexplorées.
Ne plus sentir geindre la rage,
Ni l'entendre se lamenter,
Oublier les sombres ravages,
De leurs principes et leurs idées
En trouvant un pont, un passage,
N'importe quoi pour s'évader.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
Si ton vent pousse mes nuages,
On apercevra le soleil,
Si le vent pousse les nuages,
On apercevra le soleil,
Si mon vent pousse tes nuages,
On apercevra le soleil.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement,
Si tu me suis,
Si tu me crois aussi,
Si tu me suis,
Si seulement et seulement.
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